Comment réfléchir à une solution, si le problème est "trop de réflexion"?
Nous sommes la civilisation la plus avancée, la plus confortable et la plus complexe de l'histoire de l'humanité.
Nous avons des capacités technologiques qui auraient été assimilées à la magie par le passé. Nous avons une puissance et des moyens qui étaient inimaginables il y a seulement une génération.
Nous avons atteint un degré de sophistication mathématique sans précèdent, et une compréhension de la physique de notre univers presque parfaite.
Il n'y a pratiquement plus d'inconnues, presque aucun problème auquel nous ne pouvons trouver de solution, si on y réfléchit assez longtemps.
Mais.... et oui il y a un "mais".
Mais comment fait-on quand c'est la réflexion même qui pose problème? Et si le problème était humain, fait d'émotions, de ressenti, de doutes, de réactions inconscientes? Quand on réfléchit trop, quand on ressasse sans arrêt.
Au delà de la réflexion
Comment résoudre un problème par la réflexion, en analysant, en cherchant, en faisant des hypothèses et des calculs, si par définition le problème échappe au domaine de la réflexion?
Nous sommes la civilisation la plus avancée, certes, mais nous avons également atteint la limite de notre capacité de réflexion. La majorité des challenges de la société à l'heure actuelle (pollution, stabilité du système financier, retraites, énergies renouvelables) ne peuvent être résolus par une plus grande capacité de calcul, par plus de réflexion, par plus d'analyse logique. Les solutions existent déjà, mais nous sommes dans l'incapacité de les mettre en œuvre.
Et en ce qui concerne les problèmes de stress, d'anxiété, d'inquiétude au quotidien? Nous avons bien essayé de nous analyser, de réfléchir, de nous raisonner. Nous sommes bien conscients qu'au fond il n'y a pas de raison d'être malheureux. Mais nous n'y pouvons rien. La sainte intelligence qui est tellement vénérée dans notre société nous fait défaut.
Il ne faut pas être plus intelligent.
Presque il faudrait être plus bête. Simple d'esprit. C'est le chemin inverse qu'il nous reste à parcourir, celui où on réfléchit moins, ou on se pose moins de questions, ou on accepte qu'on ne peut pas tout contrôler, qu'il n'y pas de réponse logique à tout et qu'on ne peut pas tout mesurer à l'aide d'un ordinateur.
Il ne s'agit plus tellement d'aller plus loin, d'envoyer un homme sur Mars, de doubler la puissance de nos PCs. Il s'agit de revenir sur nous même.
Maintenant que nous savons presque tout sur le monde extérieur, il est peut être temps d'en apprendre plus sur le monde intérieur.
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Commentaires
Bonne journée Lucas
et oui c'est dur
Mais c'est clair qu'il faut éviter de se juger et de réfléchir quand on a une boule au ventre: si c'est inconscient, la réflexion n'aura pas accès aux bonnes ressources pour résoudre le problème, en tout cas pas directement.
Bon courage